Non, mais c'est complètement débile. Tonton Freud, au secours !

J'étais sur une île à faire du shopping, lorsqu'une tempête arrive. Mais je dois rentrer et il faut prendre le bateau, qui tangue, qui tangue... j'ai peur. Et voilà qu'il commence à couler ! Je me dis « Respire bien fort pour te mettre en apnée et tu remonteras à la surface » ; ma foi, ça marche, car j'arrive de l'autre côté, et il fait grand soleil.

z02

Ma voiture a coulé avec le bateau. Je ne sais pas trop où je suis, la nuit va tomber, il faut que je trouve un hôtel. Je rencontre un jeune homme sympathique qui lui aussi cherche un logement. Nous apprenons qu'il n'y en a qu'un seul, nous sommes en fait dans un tout petit village.

Pas grave. Je ris avec la patronne « Du moment qu’il y a une douche ! » Elle me répond : « Il n’y a pas de douche. » « Pas grave, un lavabo suffira... » dis-je.  « Euh… fait-elle, il y a des lavabos mais ils sont tous bouchés ». Je suis pas très contente, mais je m’en contenterai. A la guerre comme à la guerre, comme disait ma grand-mère. Seulement je m’aperçois que ma chambre communique en fait avec d’autres et que tout est ouvert, il n’y a pas de portes, et un seul lavabo et un wc en plein milieu, sans aucune paroi pour se mettre à l’abri des regards ! Plein de gens arrivent, il y en a même qui décident de se mettre avec moi dans le lit que j’ai choisi, car il n’y aura pas de place pour tout le monde. Je trouve ça très déplaisant mais encore une fois, il faut faire avec ce qu'on a.

Je me dis : il te faut du savon, de quoi manger, de quoi lire, des lingettes pour faire une toilette sous les draps… Je pars à la recherche de ces articles et je croise quelqu’un qui dit « Ouf il y a un wc qui ferme dans le couloir ! » Bon, c'est toujours ça.

Je retrouve le jeune homme dans la rue, je suis contente de le revoir et de pouvoir plaisanter avec lui sur la situation. Mais il s’arrête devant un magasin de télés où tous les écrans diffusent une émission de strip tease de handicapés… Il a l'air de trouver ça formidable, le gros pervers ! Ca me dégoûte, je le laisse. Je cherche, je cherche, et je ne trouve pas le moindre bout de savon...

Je me réveille complètement angoissée...